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Lancement public du Plan d’action national contre les violences faites aux femmes et les violences fondées sur le genre

Montréal, le 23 juin 2021 – L’Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale (Alliance MH2) accueille avec beaucoup d’engouement diffusion publique du Plan d’action national contre les violences faites aux femmes et les violences fondées sur le genre. À l’heure d’écrire ces lignes, ce sont 13 femmes qui ont perdu la vie en 2021 aux mains d’un conjoint violent au Québec. La violence fondée sur le genre qui entraine ces féminicides continue de faire mourir et disparaitre quotidiennement de nombreuses femmes; un enjeu touchant disproportionnellement les femmes autochtones et celles que la société racise. Il est donc grandement temps que l’ensemble des paliers gouvernementaux s’engagent concrètement pour faire cesser cette violence en se dotant de moyens adéquats et ambitieux pour adresser convenablement l’enjeu des violences faites aux femmes et fondées sur le genre.

La richesse de l’expertise québécoise mise de l’avant
Le savoir et l’expertise des militantes féministes québécoises sont d’une richesse incalculable et ont été valorisés dans cette audacieuse feuille de route qui est proposée avec la mise en place de ce plan d’action national fédéral. De surcroît, l’Alliance considère que ce plan viendra fortement élargir la portée des mesures provinciales québécoises novatrices en cours d’implantation.

Les groupes féministes du Québec qui œuvrent auprès des victimes de violence basée sur le genre se mobilisent avec force et conviction depuis plusieurs décennies pour que leur voix soit entendue et que des changements structurels soient opérés pour toujours mieux aider et accompagner les femmes dans leur processus de reprise de pouvoir. En 1995 voyait le jour le premier plan d’action interministériel contre la violence conjugale au Québec. Depuis, les gouvernements successifs se sont toujours engagés pour poursuivre les actions. Plus récemment, plusieurs comités mandatés par le gouvernement ont remis plus de 200 recommandations pour agir et prévenir la violence conjugale et mieux accompagner les victimes dans le système de justice.  Le comité d’experts du Québec par exemple, trouvera une portée élargie dans les recommandations du pilier justice du plan d’action national qui adressera notamment des enjeux judiciaires de compétences fédérales.

Maud Pontel, coordonnatrice de l’Alliance MH2 et membre du pilier justice du Plan d’action national

Une approche systémique

Avec une feuille de route concrète de mesures fédérales à large portée, l’Alliance MH2 voit en ce plan une approche systémique pour répondre adéquatement à des problèmes systémiques.

Nous en appelons donc à tous les paliers de gouvernement de travailler ensemble et dans une collaboration harmonieuse pour que des actions concrètes puissent voir le jour à court, moyen et long terme, au bénéfice de toutes victimes peu importe l’endroit où elles se trouvent. En s’inspirant des politiques mises sur pied au Québec depuis près de 30 ans, cette feuille de route du plan d’action national doit perdurer dans le temps et au-delà des allégeances politiques. Nous allons suivre de très près son évolution et sa mise en œuvre en s’assurant de son adéquation avec les mesures provinciales du Québec. Le gouvernement fédéral doit continuer son travail en ce sens en tenant compte de l’expertise des actrices terrain et de leur réalité.

Gaelle Fedida, coordonnatrice aux dossiers politiques à l’Alliance MH2 et co-présidente d’Hébergement Femmes Canada

En un clic :

Consulter le sommaire exécutif en français du Plan d’action national 

Consulter le site web du Plan d’action national

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À propos de l’Alliance : 

L’Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale compte 26 maisons membres, dont l’objectif principal est la prévention de l’homicide conjugal. Elles offrent des services spécialisés en violence conjugale postséparation au premier chef la mise en sécurité physique, le premier critère d’admission est la dangerosité de l’ex-conjoint. Ceci concerne 8% des femmes qui, au départ d’un refuge d’urgence, vivent des enjeux de sécurité majeurs du fait de la dangerosité du conjoint. Elles hébergent plus de 500 femmes et enfants par année dans 140 chambres ou appartements.

Source : Vicky Croisetière, agente de communication, communication@alliancemh2.org | 438-356-2100

Disponible pour entrevue:   Maud Pontel, coordonnatrice Alliance MH2